{"id":625,"date":"2010-02-16T17:37:11","date_gmt":"2010-02-16T17:37:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/?p=625"},"modified":"2010-02-16T17:37:11","modified_gmt":"2010-02-16T17:37:11","slug":"lalbum-dagnes-jaoui-mon-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/lalbum-dagnes-jaoui-mon-pays\/","title":{"rendered":"<!--:fr-->L&rsquo;album d&rsquo;Agn\u00e8s Jaoui: Mon Pays<!--:-->"},"content":{"rendered":"<p><!--:fr--><strong><a rel=\"attachment wp-att-1947\" href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/rythme-et-musique\/lalbum-dagnes-jaoui-mon-pays\/attachment\/agnes_jaoui_dans_mon_pays\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1947\" title=\"agnes_jaoui_dans_mon_pays\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2010\/02\/agnes_jaoui_dans_mon_pays.jpg\" alt=\"\" width=\"180\" height=\"161\" \/><\/a>Disponible en magasin en importation,<br \/>\n<\/strong><strong>sortie canadienne &#8211; avril 2010.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Montr\u00e9al, f\u00e9vrier 2010 <\/strong>\u2014 L\u2019actrice et r\u00e9alisatrice  Agn\u00e8s\u00a0Jaoui se fera chanteuse et viendra pr\u00e9senter avec son groupe  Quintet Oficial son tout nouvel album <em>Dans mon pays<\/em>. Ceux et celles qui ont entendu son premier disque, <em>Canta<\/em> (2006), ont h\u00e2te de d\u00e9couvrir les nouvelles fronti\u00e8res de ce pays  int\u00e9rieur et intime\u00a0! La nationalit\u00e9 musicale y est tant\u00f4t cubaine,  tant\u00f4t portugaise, parfois br\u00e9silienne, argentine ou andalouse, et ses  citoyens se nomment Vincent\u00a0Segal (violoncelle et direction artistique),  Roberto\u00a0Gonzalez\u00a0Hurtado (guitare), Eric\u00a0Chalan (contrebasse) et  Maurice\u00a0Manancourt (percussions).<\/p>\n<p>Il y a les pays r\u00e9els que l\u2019on ne choisit pas, ceux o\u00f9 l\u2019on na\u00eet,  grandit et s\u2019\u00e9teint, entit\u00e9s aux limites physiques bien d\u00e9finies, au  poids historique incontestable et aux identit\u00e9s plus ou moins affirm\u00e9es.  Et puis il y a les pays imaginaires et mouvants que l\u2019on cr\u00e9e au dedans  de soi, et qui se transforment au gr\u00e9 des valeurs, des passions et des  go\u00fbts qui en redessinent sans cesse les limites.<\/p>\n<p>Avec son premier album, <em>Canta<\/em> (2006), Agn\u00e8s Jaoui avait  ainsi trac\u00e9 les contours d\u2019un territoire intime, dans lequel s\u2019exprimait  librement son amour ancien pour les musiques cubaines, portugaises,  br\u00e9siliennes, argentines ou andalouses. Il ne d\u00e9voilait certes qu\u2019en  partie la vaste carte du Tendre de cette m\u00e9lomane curieuse et vagabonde,  qui depuis l\u2019enfance a \u00e9tendu son champ d\u2019\u00e9coute bien au-del\u00e0 de la  seule sph\u00e8re latine &#8211; de l\u2019art lyrique a la chanson fran\u00e7aise et aux  traditions orientales. Mais il en cernait en quelque sorte le c\u0153ur, le  foyer ardent\u00a0: c\u2019\u00e9tait l\u00e0, dans ces m\u00e9lodies sentimentales n\u00e9es sous le  soleil d\u2019un Sud sans fronti\u00e8res, que la voix d\u2019Agn\u00e8s Jaoui se sentait le  plus chez elle. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle se pose aujourd\u2019hui encore dans  l\u2019album <em>Dans mon pays<\/em>, pouss\u00e9e par le d\u00e9sir de franchir quelques \u00e9chelons suppl\u00e9mentaires dans l\u2019ordre de la volupt\u00e9.<\/p>\n<p>La jubilation de l\u2019acte musical, Agn\u00e8s Jaoui la trouve dans le  partage. La notion d\u2019aventure collective, d\u00e9j\u00e0 essentielle dans <em>Canta<\/em>, gagne une dimension suppl\u00e9mentaire avec <em>Dans mon pays<\/em>,  qui ne porte pas par hasard la co-signature de son groupe, le Quintet  Oficial. Avec les musiciens qui l\u2019entourent, Agn\u00e8s Jaoui ne se met  jamais dans la peau d\u2019une diva souveraine, r\u00e9gnant d\u2019une main de fer sur  un quarteron d\u2019accompagnateurs \u00e0 ses ordres\u00a0: tout, chez elle, se  construit dans la mise en commun d\u2019exp\u00e9riences, l\u2019\u00e9change des  sentiments, les transmissions de pens\u00e9e. Une approche ouverte et  g\u00e9n\u00e9reuse que la sc\u00e8ne ne pouvait que renforcer. <em>\u00ab\u00a0Les tourn\u00e9es qui ont suivi <\/em>Canta<em> ont nourri ce disque<\/em>, dit-elle<em>,  ne serait-ce que parce qu\u2019on joue mieux ensemble. Une s\u00e9dimentation  s\u2019est faite, une base s\u2019est cr\u00e9\u00e9e, c\u2019est super agr\u00e9able pour tout le  monde\u00a0: avant, c\u2019\u00e9tait plus al\u00e9atoire, plus accidentel.<\/em><\/p>\n<p><em> Avec <\/em>Dans mon pays<em>, j\u2019ai voulu affirmer cette id\u00e9e  de plaisir collectif, insister sur le fait que les musiciens \u00e9taient  encore plus partie prenante du projet. <\/em>d\u00e8s le d\u00e9part ils \u00e9taient   essentiels,je ne me serais pas lanc\u00e9e dans cette aventure, sans la  plupart d&rsquo;entre eux\u00a0\u00bbLa plupart des complices d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents sur <em>Canta<\/em> figurent aujourd\u2019hui au g\u00e9n\u00e9rique de <em>Dans mon pays <\/em>:  le violoncelliste volant Vincent Segal, \u00e0 nouveau responsable de la  direction artistique, le guitariste et tresero cubain Roberto Gonzalez  Hurtado, qui donne \u00e9galement de la voix sur une romance de son regrett\u00e9  compatriote Polo Monta\u00f1ez (<em>Amor e distancia<\/em>), sur le standard <em>Todo Cambia<\/em> et sur une composition n\u00e9e de sa plume (<em>Amor fantasma<\/em>),  le contrebassiste Eric Chalan et le percussionniste Maurice Manancourt.  \u00c0 cette th\u00e9orie de fid\u00e8les s\u2019ajoute le compositeur, arrangeur et  multi-instrumentiste argentin Fernando Fiszbein. Habitu\u00e9e des sph\u00e8res  savantes de la musique contemporaine et concr\u00e8te tout en \u00e9tant branch\u00e9e  sur les expressions populaires, sa sensibilit\u00e9 panoramique et \u00e9clair\u00e9e  \u00e9tait vou\u00e9e \u00e0 s\u2019accorder avec l\u2019esprit passe-murailles d\u2019Agn\u00e8s Jaoui.<\/p>\n<p>Avec cet \u00e9quipage cosmopolite, auquel se joignent \u00e9galement le  fl\u00fbtiste espagnol Juan Carlos Aracil Sala (du groupe Elbicho) ou le  chanteur catalan Antoine \u00ab\u00a0Tato\u00a0\u00bb Garcia (de la formation gitane Kaloom\u00e9,  pr\u00e9sent sur deux titres), <em>Dans mon pays<\/em> ne pouvait que prolonger les chemins de traverse d\u00e9gag\u00e9s par <em>Canta<\/em>.  Sans rien surligner, avec une justesse de ton de tous les instants, il  affirme un peu plus cette volont\u00e9 de connecter des univers voisins \u2013 son  et flamenco, bossa et fado, salsa et samba\u2026 &#8211; que l\u2019intransigeante  logique des puristes aurait plut\u00f4t tendance \u00e0 s\u00e9parer. <em>\u00ab\u00a0Dans  l\u2019esprit, le purisme et le dogmatisme m\u2019ennuient \u00e0 mourir. Et je suis  d\u2019autant moins tenue de m\u2019y conformer que j\u2019en serais de toute fa\u00e7on  incapable\u00a0! La fusion tr\u00e8s douce que l\u2019on fait, les \u00e9l\u00e9ments h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes  qu\u2019on apporte dans notre musique, cr\u00e9ent de l\u2019air frais. C\u2019est plus ou  moins du go\u00fbt de tout le monde, mais \u00e7a permet aussi \u00e0 des gens d\u2019entrer  dans des cultures musicales qu\u2019ils n\u2019aimeraient pas forc\u00e9ment.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Cette esth\u00e9tique volontairement impure, qui n\u2019est jamais que la  transcription musicale d\u2019une vie r\u00e9tive \u00e0 toute forme d\u2019enfermement et  de rigidit\u00e9, Agn\u00e8s Jaoui la porte plus que jamais comme une seconde  peau, un habit port\u00e9 pr\u00e8s du corps et du c\u0153ur. Model\u00e9e par les cours  d\u2019art lyrique qu\u2019elle suivit d\u00e8s l\u2019adolescence et assouplie par les  nombreux concerts qu\u2019elle a donn\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, sa voix mate et  vibrante se love avec aisance dans les replis m\u00e9lodiques de chansons  emprunt\u00e9es aux plus grands couturiers du monde latino\u00a0: une confession  frissonnante de Ra\u00fal Paz (<em>Cuando me faltas t\u00fa<\/em>), un son virevoltant d\u2019Edison Pullas Villaroel (<em>Manantial<\/em>), une ballade du bon g\u00e9nie br\u00e9silien Chico Buarque (<em>Olhos nos olhos<\/em>), une valse \u00e9bouriffante du roi de la <em>m\u00fasica criolla<\/em> p\u00e9ruvienne Arturo Zambo Cavero (<em>Nuestro secreto<\/em>), un flamenco br\u00fbl\u00e9 de l\u2019int\u00e9rieur des Madril\u00e8nes d\u2019Elbicho (<em>Letras<\/em>) ou un hymne jadis immortalis\u00e9 par la divine Mercedes Sosa (<em>Todo Cambia<\/em>).  Cette libert\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation et de mouvement, Agn\u00e8s Jaoui la pousse  jusqu\u2019\u00e0 proposer pour la premi\u00e8re fois deux textes en fran\u00e7ais (<em>Dans mon pays<\/em>, \u00e9crit avec Michel Leclerc sur une musique de Fernando Fiszbein, et la valse <em>Sur le pont de l\u2019Alma m\u00eda<\/em>, sign\u00e9e et chant\u00e9e avec le guitariste Dimas md), qui contribuent \u00e0 r\u00e9int\u00e9grer la langue de chez nous dans le domaine latin. <em>\u00ab\u00a0J\u2019avais aussi envie qu\u2019il y ait plus de cr\u00e9ation que dans le premier album<\/em>, explique-t-elle<em>.  Je pense toujours que je n\u2019ai pas ce savoir-faire, ce don d\u2019\u00e9crire des  chansons en fran\u00e7ais, mais je me suis d\u00e9complex\u00e9e. C\u2019est en tout cas le  d\u00e9but d\u2019un chemin.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><em> Dans mon pays<\/em> accueille enfin deux visiteurs lusophones  de haut rang\u00a0: la l\u00e9gende angolaise Bonga, qui frotte sa voix de  rocaille contre les harmonies froiss\u00e9es de sa chanson <em>Dikanga<\/em>, et le fadiste lisbo\u00e8te Caman\u00e9, dont le chant enivrant comme un alcool fort vient irriguer <em>A cantar e que te deixas levar<\/em>.  Deux g\u00e9ants aux c\u00f4t\u00e9s desquels Agn\u00e8s Jaoui, d\u00e9j\u00e0 honor\u00e9e par les  pr\u00e9sences de Misia, Maria Beth\u00e2nia ou Elbicho sur son premier album, a  pu une fois encore go\u00fbter aux purs d\u00e9lices du m\u00e9tier de chanter. <em>\u00ab\u00a0Les duos, j\u2019adore \u00e7a<\/em>, dit-elle simplement. <em>Le  fait d\u2019\u00e9changer, d\u2019apprendre, d\u2019entendre la vraie langue, la vraie  fa\u00e7on d\u2019interpr\u00e9ter ces musiques-l\u00e0\u2026 Je sais bien qu\u2019il y a une mode du  duo, mais une fois encore je me suis uniquement bas\u00e9e sur mon plaisir.  Et c\u2019en est un de rencontrer ces chanteurs, de pouvoir les entendre et  leur parler.\u00a0\u00bb<\/em> La musique comme initiation permanente, invitation  au gai savoir et incitation \u00e0 la griserie des rencontres\u00a0: telle  pourrait \u00eatre la devise de la terre d\u2019asile po\u00e9tique o\u00f9 Agn\u00e8s Jaoui  convie ses auditeurs. Le refrain de <em>Dans mon pays<\/em> le dit en quelques lignes lumineuses<em> <\/em>: <em>\u00ab\u00a0Ce  pays n\u2019est pas g\u00e9ographie\/Pas m\u00eame une esquisse\/Il n\u2019y a pas de voile  obscur\/Sur les futures affinit\u00e9s\/On emprunte que ce qui peut se rendre  augment\u00e9\/Bonjour \u00e0 peine\/Est inconnu\/Dans mon pays\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Pour \u00e9couter des extraits:<\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.totoutard.com\/artistes\/artistes.php?idartiste=77\" target=\"_blank\">http:\/\/www.totoutard.com\/artistes\/artistes.php?idartiste=77<\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.totoutard.com\/national\/agnesjaoui\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.totoutard.com\/national\/agnesjaoui\/<\/a><!--:--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Disponible en magasin en importation, sortie canadienne &#8211; avril 2010. 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