{"id":13279,"date":"2012-12-23T13:43:52","date_gmt":"2012-12-23T18:43:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/?p=13279"},"modified":"2012-12-23T13:43:52","modified_gmt":"2012-12-23T18:43:52","slug":"en-bluesant-coups-de-coeur-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/","title":{"rendered":"<!--:fr-->En bluesant &#8211;  coups de coeur 2012<!--:-->"},"content":{"rendered":"<p><!--:fr--><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/coup_enbluesant_3\/\" rel=\"attachment wp-att-13303\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13303 alignnone\" style=\"border: 0px none;\" title=\"coup_enbluesant_3\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/coup_enbluesant_3.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"371\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/no_01_ian_siegal\/\" rel=\"attachment wp-att-13280\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13280\" style=\"border: 0px none;\" title=\"No_01_Ian_Siegal\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/No_01_Ian_Siegal.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"288\" \/><\/a>IAN SIEGAL AND THE YOUNGEST SONS<br \/>\n<em>The Skinny<br \/>\n<\/em><\/strong>Nugene Records, NUG1101<br \/>\nLes <em>bluesmen<\/em> des collines du nord du Mississippi \u00e9taient beaucoup plus \u00ab\u00a0\u00e9tablis\u00a0\u00bb sur leurs terres, et moins itin\u00e9rants que les <em>bluesmen<\/em> du Delta du Mississippi, ceux-ci \u0153uvrant plus au sud, selon <strong>Mary Dickinson<\/strong>, m\u00e8re de <strong>Cody<\/strong> des <strong>North Mississippi Allstars<\/strong>, et conjointe du l\u00e9gendaire <strong>Jim Dickinson<\/strong>. C\u2019est vrai qu\u2019on a entendu parler des <strong>Junior Kimbrough<\/strong>, <strong>R.L. Burnside<\/strong> et autres pionniers de ce coin de pays, beaucoup plus tard que les <em>bluesmen<\/em> originaires du Delta. Ceux-ci ont de ce fait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts via le blues \u00e9lectrique de Chicago et r\u00e9v\u00e9l\u00e9s principalement de ce c\u00f4t\u00e9-ci de l\u2019Atlantique par la <em>British Invasion<\/em>, men\u00e9e par les <strong>Rolling Stones<\/strong>, les <strong>Yardbirds<\/strong>, <strong>John Mayall<\/strong> &amp; compagnie\u2026 Quelques groupes du Royaume-Uni, dont <strong>Fleetwood Mac<\/strong>, \u00e9taient venus \u00e0 Chicago enregistrer au <strong>Chess Studio<\/strong>, la r\u00e9f\u00e9rence du Chicago Blues. Quarante ans plus tard, plus ou moins, le <em>bluesman<\/em> britannique <strong>Ian Seagal<\/strong> traverse le grand \u00e9tang et d\u00e9barque au North Mississippi studio de <strong>Jim Dickinson<\/strong> pour enregistrer un disque avec <strong>The Youngest Sons<\/strong> qui,\u00a0 en fait, sont les plus jeunes fils des l\u00e9gendes de ce coin de pays\u00a0: <strong>Cody Dikinson<\/strong>; fils de <strong>Jim<\/strong>, batteur, percussionniste, bassiste et r\u00e9alisateur, <strong>Gary Burnside<\/strong>; fils de <strong>R.L.<\/strong>, guitariste et bassiste, <strong>Robert Kimbrough<\/strong>; fils de <strong>Junior<\/strong>, guitariste, <strong>Rodd Bland<\/strong>; fils de <strong>Bobby<\/strong> \u00ab\u00a0Blue\u00a0\u00bb <strong>Bland<\/strong>, batteur. S\u2019ajoutent \u00e9galement \u00e0 ce <em>band<\/em> de \u00ab\u00a0bon sang ne saurait mentir\u00a0\u00bb les invit\u00e9s sp\u00e9ciaux <strong>Alvin Youngblood Hart<\/strong> et <strong>Andre Turner<\/strong>, au \u00ab\u00a0fife\u00a0\u00bb ou fl\u00fbte, typique du blues de cette r\u00e9gion,\u00a0 et popularis\u00e9 par <strong>Othar Turner<\/strong> et <strong>Duwayne Burnside<\/strong>. Ce blues <em>network<\/em> est tricot\u00e9 serr\u00e9, de m\u00eame que tr\u00e8s consistant. Le r\u00e9sultat est proprement ou \u00ab\u00a0salement\u00a0\u00bb, selon la perspective employ\u00e9e, hallucinant, hypnotisant, <em>groovant<\/em>, enflammant\u00a0!\u2026 Riche\u00a0!\u00a0! !&#8230; Vous \u00eates avertis\u00a0! En compl\u00e9ment synergique s\u2019int\u00e8gre la voix br\u00fblante, r\u00e2peuse et entra\u00eenante de <strong>Siegal\u00a0<\/strong>!&#8230; Rythmes hypnotiques et transe assur\u00e9e\u00a0!\u00a0!\u00a0! Sinon, est-ce que vous auriez par hasard un grand trou dans l\u2019\u00e2me\u00a0? En passant, <em>The Skinny<\/em>, \u00e7a veut dire <em>The Real Deal<\/em>, \u00ab\u00a0La Vraie Affaire\u00a0\u00bb\u00a0! C\u2019est pas moi qui \u00ab\u00a0va\u00a0\u00bb les contredire\u00a0!\u00a0!\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/no_02_james_cotton\/\" rel=\"attachment wp-att-13282\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13282\" style=\"border: 0px none;\" title=\"No_02_James_Cotton\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/No_02_James_Cotton.jpg\" alt=\"\" width=\"292\" height=\"292\" \/><\/a>JAMES COTTON<br \/>\n<em>How Long Can A Fool Go Wrong<br \/>\n<\/em><\/strong>Blue Boulevard Records, 250287<br \/>\n<em>How Long Can A Fool Go Wrong<\/em> est une r\u00e9\u00e9dition\u00a02011 de l\u2019album studio 100\u00a0% <strong>Cotton<\/strong>, enregistr\u00e9 en\u00a01974, et, du double album <em>Live And On The Move<\/em> de\u00a01977. Le <strong>James Cotton Band<\/strong> \u00e9tait alors consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant \u00ab\u00a0<em>the hottest band on the East Coast<\/em>\u00a0\u00bb, ce qui est aussi mon opinion pour avoir vu le <em>band<\/em> <em>super hot<\/em> de <em>Mr.\u00a0Superharp<\/em>, <strong>James Cotton<\/strong>, \u00e0 cette \u00e9poque. Imaginezalors que c\u2019\u00e9tait le premier <em>band<\/em> de blues de Chicago que je voyais <em>live<\/em>, au <strong>Palais Montcalm<\/strong> de Qu\u00e9bec, et tout cela en premi\u00e8re partie du l\u00e9gendaire pionnier et figure de proue de <strong>Chess Records<\/strong>, nul autre que <strong>Muddy Waters<\/strong>. Ce qui avait frapp\u00e9 mon imagination de n\u00e9ophyte \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e9tait le fait que ces musiciens d\u00e9montraient une complicit\u00e9 de vieux amis qui se devinent, tout autant que de musiciens qui s\u2019anticipent et se tirent la pipe. <strong>James Cotton<\/strong> \u00e9tait le musicien le plus \u00e9nergique et infatigable que j\u2019aie vu et, encore aujourd\u2019hui, ses prouesses de l\u2019\u00e9poque tr\u00f4nent encore au sommet de mes performances les plus dynamiques de tous les temps. Comme premier contact avec le blues <em>live<\/em>, il \u00e9tait \u00e9videmment difficile de demander mieux\u00a0! <strong>James Cotton<\/strong> pratique un blues rude, \u00e9nergique, sans fioritures assaisonn\u00e9 de <em>Rythm n\u2019\u00a0Blues<\/em>, de <em>Funk<\/em> et de ballades. Quant \u00e0 moi, c\u2019est parmi ce qui s\u2019est fait de mieux dans ce style dans l\u2019histoire du Blues. Les musiciens qui l\u2019accompagne, tant au piano, \u00e0 l\u2019orgue qu\u2019\u00e0 la section de cuivres, sans oublier \u00e0 la guitare, la basse, la batterie, et \u00e0 l\u2019harmonica de Mr.\u00a0<strong>Cotton<\/strong>, charriaient un train d\u2019enfer, une rythmique survolt\u00e9e, implacable, ahurissante!\u00a0 Une musique de cette qualit\u00e9, rendue par des musiciens aussi d\u00e9di\u00e9s, n\u2019a pu que transcender les \u00e9poques, tel un fleuron du style\u00a0! <em>If you dig the blues, <\/em>choisissez ce <em>Mr.\u00a0Superharp<\/em> <em>at his best\u00a0<\/em>! Pour moi, des moments \u00e0 jamais remplis d\u2019\u00e9motion et d\u2019\u00e9merveillement intense\u00a0!\u00a0!! Deux pouces bien haut\u00a0!\u00a0!\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/no_03_riot_blues_devils\/\" rel=\"attachment wp-att-13285\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13285\" style=\"border: 0px none;\" title=\"No_03_Riot_Blues_Devils\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/No_03_Riot_Blues_Devils.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"288\" \/><\/a>RIOT AND THE BLUES DEVILS<br \/>\n<em>No One To Blame But Me<br \/>\n<\/em><\/strong>Iguane Records, IGU2-4117<br \/>\nDans un registre blues rock et avec du mat\u00e9riel original, <strong>Riot and the Blues Devils<\/strong> \u00e9branle les colonnes du temple, brasse la cabane et fout l\u2019ambiance desserr\u00e9e et survolt\u00e9e de <em>party<\/em>\u00a0!&#8230; <strong><em>Big Papa<\/em> Mike<\/strong> \u00e0 la basse et au vocal, au m\u00eame titre que <strong>Mark DiClaudio<\/strong>, sont comme les cinq doigts de la main avec le leader <strong>Riot<\/strong>, guitariste et chanteur, tout comme <strong>Pat Loiselle<\/strong>, invit\u00e9 de choix, \u00e0 l\u2019harmonica sur trois pi\u00e8ces. Nul autre que <strong>Jimmy James<\/strong>, l\u2019un des plus <em>cool<\/em> et int\u00e9ressants parmi les guitaristes agiles et v\u00e9loces, \u00e0 mon avis, vient contribuer qualitativement au son d\u00e9jant\u00e9 et passionn\u00e9 de cet album qui sort du lot. Il s\u2019exprime \u00e0 la six cordes sur deux pi\u00e8ces dont <em>Going Back To The Roots<\/em>, \u00e9crite par <strong>J-C Lantin Jr<\/strong>, qui y contribue \u00e9galement au vocal. <strong>Riot<\/strong>, cette b\u00eate de sc\u00e8ne, sait aussi jouer dans les registres \u00e9motionnels, \u00e0 preuve cette ballade <em>The Father the Son and the Holy Ghost<\/em>, pleine de <em>soul<\/em>, sentimentale \u00e0 souhait, tandis que la guitare de <strong>Riot<\/strong> y chante les louanges en phras\u00e9\u00a0!!! Quand vient le temps de \u00ab\u00a0<em>rocker<\/em> solide\u00a0\u00bb, <strong>Magalie Gigu\u00e8re<\/strong>, la blonde du <em>leader<\/em> ne donne pas sa place et synergise, telle une <strong>Maggie Bell<\/strong> avec <strong><em>Long<\/em> John Baldry\u00a0<\/strong>&#8230; Tr\u00e8s <em>hot<\/em>\u00a0!!! Sur cette pi\u00e8ce, le piano \u00e9poustouflant et endiabl\u00e9 est une gracieuset\u00e9 d\u2019<strong>Andr\u00e9 Chr\u00e9tien, <\/strong>lequel joue aussi de la <em>B3<\/em> sur le disque. La <em>stonienne<\/em> acoustique, <em>No One To Blame But Me<\/em>, interpr\u00e9t\u00e9e au <em>Dobro<\/em>, <em>slide<\/em> et voix est tr\u00e8s bien envoy\u00e9e\u00a0! Dans un style blues \u00e9lectrique aux effluves urbaines, <em>Where The Hell Was My Baby Last Night<\/em>, fait mouche\u00a0! Le tout finit sur les chapeaux de roue avec <em>Raise Hell<\/em>, un <em>rockabilly<\/em> endiabl\u00e9 aux guitares enflamm\u00e9es, fluides et expressives, tandis que tous les membres du <em>band<\/em> se pointent, tels des pistoleros sur des chevaux cabr\u00e9s\u00a0! Disons que cet enregistrement tr\u00e8s bien pens\u00e9, interpr\u00e9t\u00e9 et r\u00e9alis\u00e9, donne un go\u00fbt de revenez-y, tout comme une pi\u00e8ce d\u2019anthologie\u00a0!!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/no_04_pinetop_perkins\/\" rel=\"attachment wp-att-13296\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13296\" style=\"border: 0px none;\" title=\"No_04_Pinetop_Perkins\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/No_04_Pinetop_Perkins.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"288\" \/><\/a>PINETOP PERKINS<br \/>\n<em>Heaven<br \/>\n<\/em><\/strong>Blind Pig, BPCD5145<br \/>\n<strong>Pinetop Perkins<\/strong> est de plein droit une grande l\u00e9gende du blues. Il m\u2019a d\u00e9j\u00e0 racont\u00e9, me montrant la longue cicatrice \u00e0 son bras droit, qu\u2019au d\u00e9but il jouait de la guitare mais que cette entaille au couteau l\u2019avait amen\u00e9 \u00e0 se concentrer sur le piano. Cette histoire est racont\u00e9e dans les notes de la pochette de couverture de l\u2019album\u2026 N\u00e9 en\u00a01913 et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en\u00a02011, ce presque centenaire n\u2019a-t-il honn\u00eatement pas v\u00e9cu les racines profondes et l\u2019\u00e9volution des hauts et des bas du blues, acteur de choix de cette sc\u00e8ne musicale, notamment de sa position de pianiste dans le r\u00e9put\u00e9 <em>band<\/em> de <strong>Muddy Waters<\/strong>, durant une douzaine d\u2019ann\u00e9es. Et ces racines, il en est un porteur et un interpr\u00e8te on ne peut plus authentique\u00a0! Huit des douze pi\u00e8ces, dont cinq compositions originales, sont interpr\u00e9t\u00e9es au piano solo et agr\u00e9ment\u00e9es, selon le cas, de la voix de <em>Mr.\u00a0<\/em><strong>Perkins<\/strong>. Des classiques, tels <em>44\u00a0Blues<\/em>, <em>Sittin\u2019 On Top Of The World<\/em>, <strong><em>Pinetop<\/em><\/strong><em>\u2019s Boogie Woogie<\/em>, <em>Sweet Home Chicago<\/em> et <em>That\u2019s All Right<\/em> y sont interpr\u00e9t\u00e9s avec toute l\u2019acuit\u00e9 et la richesse des \u00ab\u00a0faits de la vie\u00a0\u00bb. L\u2019interpr\u00e9tation de <em>Since I Fell For You<\/em> avec <strong>Otis Clay<\/strong>, au vocal, est tout simplement touchante, remuante, rien de moins qu\u2019un avant-go\u00fbt de la f\u00e9licit\u00e9. <em>Heaven<\/em>, cet album posthume\u00a0 de notre r\u00e9put\u00e9 <em>bluesman<\/em>, nous met en pr\u00e9sence d\u2019enregistrements d\u2019un jeune pianiste alors \u00e2g\u00e9 de soixante-treize ans, qui n\u2019a eu de cesse de performer jusqu\u2019\u00e0 son dernier jour, eut-il besoin d\u2019aide pour s\u2019asseoir \u00e0 son piano, ce que je vis. Je m\u2019en voudrais de ne pas terminer ce commentaire-disque par une citation qui r\u00e9sume bien pour moi l\u2019exp\u00e9rience du blues de ces <em>bluesmen<\/em> n\u00e9s au Delta, ayant grandi \u00e0 Chicago et propuls\u00e9s par la suite \u00e0 l\u2019international. Elle est de <strong>Justin O\u2019Brien<\/strong> qui a \u00e9crit les <em>liner\u2019s notes<\/em> pour ce magnifique disque\u00a0: \u00ab\u00a0<em>If there\u2019s a heaven &#8211;\u00a0and God knows there ought to be for those musicians of the Delta who endure grievous deprivations and suffered countless indignities yet brought joy to so many\u00a0&#8211; Pinetop Perkins is certainly there.\u00a0\u00bb R.I.P. in Blues Heaven, Mr.\u00a0<strong>Willie Perkins<\/strong> aka <strong>Pinetop Perkins<\/strong>\u2026<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/no_05_davidmaxwell_otisspan\/\" rel=\"attachment wp-att-13297\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13297\" style=\"border: 0px none;\" title=\"No_05_DavidMaxwell_OtisSpan\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/No_05_DavidMaxwell_OtisSpan.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"288\" \/><\/a>DAVID MAXWELL, OTIS SPANN<br \/>\n<\/strong><strong><em>Conversations in Blue<br \/>\n<\/em><\/strong>Circumstantial Productions<br \/>\n\u00c0 propos d\u2019<strong>Otis Spann<\/strong>, celui qui l\u2019a connu et s\u2019en est grandement inspir\u00e9; <strong>David Maxwell<\/strong>, dit, notamment de lui\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>His phrasing was very important. <\/em><em>He just seemed to touch something very deep and this really appeal to me. Because at that point in my life, I thinked I needed something that called out to me in a psychological, almost therapeutic way\u00a0<\/em>\u00bb. \u00c7a peut sembler curieux je suppose que je vous parle abondamment par le biais d\u2019un commentaire-disque, des <em>liner\u2019s notes<\/em> \u00e9crites par <strong>David Maxwell<\/strong> lui-m\u00eame. Pour moi, toutefois, l\u2019essence de toute cette musique du Chicago des ann\u00e9es\u00a050 et d\u00e9but\u00a060 se trouve r\u00e9v\u00e9l\u00e9e dans ces commentaires on ne peut plus pertinents, \u00e9clairants et allant droit au but. <strong>David Maxwell<\/strong> y raconte son \u00e9volution, de la musique classique au jazz, jusqu\u2019au blues d\u2019<strong>Otis Spann<\/strong>, en quelque sorte son mod\u00e8le, son guide musical sur les chemins du blues. <strong>Maxwell<\/strong> \u00e9claire lui-m\u00eame et pr\u00e9cise la beaut\u00e9 du style de blues de <strong>Muddy Waters<\/strong>, <strong>Otis Spann &amp;\u00a0Cie<\/strong> qui m\u2019a tant touch\u00e9 et interpell\u00e9, quand je l\u2019ai vu et entendu livrer ces propos <em>live\u00a0<\/em>:\u00a0\u00ab\u00a0<em>Their onstage camaraderie and easy, convivial style were infectious. <\/em><em>I was completely blown away.<\/em>\u00a0\u00bb Plus loin\u2026\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>Throughout the 1950s and early 1960s in that style of blues, there was a musical counterpoint among musicians in many Chicago blues bands. They knew how to weave in and out of one another. In The <strong>Muddy Waters<\/strong> Band, the piano was an important part that was woven into the fabric of the music. And <strong>Otis Spann<\/strong> was a coconspirator in the making of that music. He provided a foundation and embellishment working together in perfect synchrony\u00a0<\/em>\u00bb. Ce projet tout \u00e0 fait sp\u00e9cial de <em>Conversations in Blue<\/em> bas\u00e9 sur l\u2019album \u00ab\u00a0<strong><em>Otis Spann<\/em><\/strong><em> is the blues\u00a0<\/em>\u00bb de\u00a01960, reprend notamment en duos post mortem, \u00e0 partir de ce vinyle, quatre des s\u00e9lections de cet album. <strong>David Maxwell<\/strong> est un lien on ne peut plus actuel et authentique avec ce piano blues d\u2019<strong>Otis Spann <\/strong>commandant le respect et paraissant d\u00e9contract\u00e9, tout \u00e0 la fois. Il a voulu ce projet, telle une conversation musicale la plus honn\u00eate et la plus conviviale qui soit. \u00ab\u00a0<em>Roots can\u2019t do you no harm<\/em>\u00a0\u00bb. Bonne \u00e9coute\u00a0! Bonne lecture\u00a0! Pour le <em>feeling<\/em> et l\u2019intelligence de cette musique de B-L-U-E-S\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/no_06_chris_watson_band\/\" rel=\"attachment wp-att-13298\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13298\" style=\"border: 0px none;\" title=\"No_06_Chris_Watson_Band\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/No_06_Chris_Watson_Band.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"288\" \/><\/a>CHRIS WATSON BAND<br \/>\n<\/strong><strong><em>Pleasure and Pain<br \/>\n<\/em><\/strong>Gator Music, BDR1201<br \/>\n<strong>Chris Watson<\/strong> a du <em>groove\u00a0<\/em>! Il d\u00e9gage du <em>soul<\/em>, de la fluidit\u00e9, du naturel tant dans son jeu de guitare que dans son chant inspir\u00e9, lesquels se fusionnent \u00e0 merveille\u00a0! \u00c0 l\u2019aveugle, sa musique m\u2019a touch\u00e9, fait vibrer par sa qualit\u00e9 et sa consistance, pour ensuite m\u2019apercevoir que ce jeune homme de\u00a025 ou 26\u00a0ans s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 m\u00e9rit\u00e9 le \u00ab\u00a0<em>Future of the Blues Award<\/em>\u00a0\u00bb d\u00e9cern\u00e9 par le <strong>Blues Underground Network<\/strong>. Ce natif de Denton, Texas, a commenc\u00e9 \u00e0 gratter la guitare \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13\u00a0ans. En\u00a02005, il a joint le <em>band<\/em> de blues de son p\u00e8re et, depuis, en est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 son deuxi\u00e8me album. Cet opus comprend neuf compositions et trois reprises dans des styles vari\u00e9s, allant du <em>funk<\/em> au <em>shuffle<\/em> et au blues rock, en passant par le <em>gospel<\/em> et le rock, sans oublier la ballade de m\u00eame que les <em>southern roots<\/em> de <strong>Lynyrd Skynyrd<\/strong>. Figurent, aussi parmi ses influences <strong>Jimi Hendrix <\/strong>et les <strong>Allman Brothers<\/strong>. Outre la guitare, le <em>band<\/em> comprend basse, batterie, claviers, trompette, saxophone et une choriste f\u00e9minine. Neuf des douze titres de ce disque sont de la plume avis\u00e9e de <strong>Watson<\/strong>. Il compl\u00e8te avec un <em>gospel<\/em> traditionnel, un <em>R&amp;B<\/em> aux accents jazzy de <strong>Bobby Womack<\/strong> et un <em>walking<\/em> blues aux accents <em>funky<\/em> de <strong>Sean Costello<\/strong>, un autre jeune au talent prodigieux, qui fut d\u2019une classe sup\u00e9rieure de musicien et d\u2019<em>entertainer<\/em>. Que de maturit\u00e9 musicale, d\u2019aisance et d\u2019exp\u00e9rience de la part de <strong>Chris Watson<\/strong>, ce jeune artiste en plein ascension \u00e0 qui l\u2019on souhaite le meilleur sur la route.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #800000; text-decoration: underline;\">MENTION SP\u00c9CIALE !<\/span><\/span><br \/>\n<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/en-bluesant-coups-de-coeur-2012\/attachment\/mention_spe%cc%81ciale_jd_slim\/\" rel=\"attachment wp-att-13299\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-13299\" style=\"border: 0px none;\" title=\"Mention_spe\u0301ciale_JD_Slim\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Mention_spe\u0301ciale_JD_Slim.jpg\" alt=\"\" width=\"288\" height=\"288\" \/><\/a>J.D. B\u00c9LANGER<br \/>\n<em>J.D. B\u00c9LANGER A.K.A. J.D. SLIM<br \/>\n<\/em><\/strong>Qu\u00e9bec Blues, QB-120328 2<br \/>\nAvec ce double album homonyme, <strong>J.D.\u00a0Slim<\/strong> r\u00e9alise un projet ambitieux, de diverses mani\u00e8res. Tant par le nombre de pi\u00e8ces, trente et une, que par le choix moiti\u00e9-moiti\u00e9 du fran\u00e7ais et de l\u2019anglais, que par la vari\u00e9t\u00e9 et la ma\u00eetrise des styles, il fait notamment \u0153uvre de r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019un blues en fran\u00e7ais, teint\u00e9 ici et l\u00e0 d\u2019une po\u00e9sie du quotidien et d\u2019une musique offrant une palette diversifi\u00e9e. Il passe, entre autres, d\u2019un blues-racines avec <em>slide guitar<\/em>, au rock et au folk rock d\u00e9clin\u00e9 avec de multiples influences musicales qui transparaissent de fa\u00e7on \u00e9parse en filigrane. Du DC en fran\u00e7ais, j\u2019ai principalement retenu <em>Pas Besoin De Personne<\/em>, \u00e0 la simplicit\u00e9 et \u00e0 la concision des textes propres au blues et au style <em>laid back<\/em> avec doux wah-wah \u00e0 la <strong>JJ\u00a0Cale\u00a0<\/strong>; j\u2019ai bien aim\u00e9 aussi <em>\u00c0 Montr\u00e9al, c\u2019est le blues qu\u2019on aime<\/em>, pour les paroles rafra\u00eechissantes comme de l\u2019eau fra\u00eeche et la pr\u00e9sence discr\u00e8te et sentie de <strong>Bob Walsh<\/strong> qui, fait inusit\u00e9, s\u2019ex\u00e9cute de sa griffe vocale sur une couple de lignes de blues en fran\u00e7ais. Dans un style musical aux r\u00e9miniscences de <strong>Dire Strait<\/strong>, <em>Marianne<\/em> est parmi les plus belles chansons de <strong>B\u00e9langer<\/strong> avec sa touche po\u00e9tique et sa vuln\u00e9rabilit\u00e9. <em>Quelle chance de vivre<\/em> est rendue avec aplomb, une agr\u00e9able m\u00e9lodie ainsi qu\u2019une ma\u00eetrise des teintes et nuances musicales, une force constante de ce guitariste d\u2019exp\u00e9rience. Dans un tout autre registre, le titre <em>Les dieux de la guerre<\/em> d\u00e9montre un dynamisme au service de l\u2019humanisme, tel l\u2019\u00e9ditorial d\u2019un <em>bluesman<\/em>. La ballade <em>J\u2019aime \u00e7a quand t\u2019es l\u00e0<\/em>, paroles de <strong>C.\u00a0Desjardins<\/strong> et musique de <strong>J.D.\u00a0Slim<\/strong>, met en sc\u00e8ne cette po\u00e9sie du quotidien et des \u00eatres \u00e9merveill\u00e9s\u2026 Une belle chanson, un beau mariage paroles et musique\u00a0!&#8230; Le DC en anglais est curieusement moins blues. <em>Folk<\/em> rock, touches de <em>R&amp;B<\/em>, <em>country<\/em> blues, rock avec guitare \u00e9lectrique appuy\u00e9e, reggae, ballade, plusieurs styles de la musique populaire se pointent au rendez-vous de ce disque \u00e9clectique, lequel paie aussi tribut \u00e0 l\u2019anc\u00eatre commun, <em>Mr.\u00a0Blues<\/em>\u00a0!&#8230; Plus d\u2019une vingtaine de musiciens qui poussent la note bleue au Qu\u00e9bec ont r\u00e9pondu pr\u00e9sents pour \u00eatre de l\u2019aventure, y joignant la diversit\u00e9 de leur instrumentation et de leurs talents. N\u2019est-ce pas l\u00e0 un signe d\u2019amiti\u00e9 et d\u2019appr\u00e9ciation qui ne ment pas\u00a0? Au final, <em>J.D.\u00a0B\u00e9langer A.K.A. J.D.\u00a0Slim<\/em> est un opus qui m\u00e9rite que l\u2019on s\u2019y arr\u00eate pour en appr\u00e9cier les riches et diff\u00e9rents s\u00e9diments qu\u2019il charrie dans les m\u00e9andres fertiles du blues et du rock qu\u00e9b\u00e9cois. <em>J.D. A.K.A. J.D.<\/em>, pour prendre le temps de se laisser parler par de la vraie musique et de rouler avec le blues\u00a0!<\/p>\n<p><!--:--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IAN SIEGAL AND THE YOUNGEST SONS The Skinny Nugene Records, NUG1101 Les bluesmen des collines du nord du Mississippi \u00e9taient beaucoup plus \u00ab\u00a0\u00e9tablis\u00a0\u00bb sur leurs terres, et moins itin\u00e9rants que les bluesmen du Delta du Mississippi, ceux-ci \u0153uvrant plus au sud, selon Mary Dickinson, m\u00e8re de Cody des North Mississippi Allstars, et conjointe du l\u00e9gendaire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[57,39,53],"tags":[],"class_list":["post-13279","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-haute-fidelite","category-actualite","category-rythme-et-musique","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13279","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13279"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13279\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13279"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13279"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13279"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}