{"id":13011,"date":"2012-12-05T13:54:30","date_gmt":"2012-12-05T18:54:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/?p=13011"},"modified":"2012-12-05T13:54:30","modified_gmt":"2012-12-05T18:54:30","slug":"dave-brubeck-nous-a-quitte-a-la-veillle-des-ses-92-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/dave-brubeck-nous-a-quitte-a-la-veillle-des-ses-92-ans\/","title":{"rendered":"<!--:fr-->Dave Brubeck nous a quitt\u00e9 \u00e0 la veillle des ses 92 ans<!--:-->"},"content":{"rendered":"<p><!--:fr--><strong><span style=\"color: #ffffff;\">&#8211;<\/span><br \/>\nHARTFORD, Connecticut (Sipa-AP)<\/strong> &#8212; Le compositeur et pianiste de jazz Dave Brubeck est mort mercredi matin d&rsquo;une crise cardiaque \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 91 ans, la veille de son 92e anniversaire, selon son manager Russel Gloyd. Il se rendait chez le cardiologue avec son fils mais a succomb\u00e9 en chemin.<\/p>\n<p>Le Dave Brubeck Quartet est connu dans le monde entier notamment pour le morceau \u00ab\u00a0Take Five\u00a0\u00bb compos\u00e9 par son saxophoniste Paul Desmond sur l&rsquo;album \u00ab\u00a0Time Out\u00a0\u00bb sorti en 1959. On y trouvait aussi l&rsquo;ent\u00eatant Blue Rondo a la Turk, deux oeuvres au tempo inhabituel \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. \u00ab\u00a0Time Out\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 le premier album de jazz \u00e0 se vendre \u00e0 plus d&rsquo;un million d&rsquo;exemplaires.<\/p>\n<p>La carri\u00e8re de Brubeck couvre quasiment tout le jazz am\u00e9ricain depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. Il a form\u00e9 son quartette en 1951 et a \u00e9t\u00e9 le premier musicien de jazz moderne \u00e0 s&rsquo;illustrer en couverture du Time Magazine le 8 novembre 1954. Son style a largement influenc\u00e9 le jazz des ann\u00e9es 1950 et 60.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand vous commencez en vous fixant des objectifs -les miens consistaient \u00e0 jouer en polytonalit\u00e9 et polyrythmie-, vous n&rsquo;en venez jamais \u00e0 bout\u00a0\u00bb, d\u00e9clarait Dave Brubeck \u00e0 l&rsquo;agence Associated Press en 1995. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 le faire dans les ann\u00e9es 1940 et c&rsquo;est toujours un d\u00e9fi de d\u00e9couvrir ce que l&rsquo;on peut faire juste avec ces deux \u00e9l\u00e9ments.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>N\u00e9 le 6 d\u00e9cembre 1920 \u00e0 Concord, en Californie, Dave Brubeck se destinait \u00e0 des \u00e9tudes v\u00e9t\u00e9rinaires pour devenir \u00e9leveur, comme son p\u00e8re et reprendre l&rsquo;exploitation de famille. Mais il a rapidement \u00e9t\u00e9 happ\u00e9 par la musique. Dipl\u00f4me en poche en 1942, il a \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e, o\u00f9 il a surtout servi en tant que musicien, dans les troupes du g\u00e9n\u00e9ral George Patton en Europe. Le Wolfpack Band \u00e9tait le seul orchestre racialement mixte de l&rsquo;arm\u00e9e.<\/p>\n<p>Brubeck et sa femme Iola ont eu cinq fils et une fille. Quatre des fils &#8211; Chris au trombone et \u00e0 la basse \u00e9lectrique, Dan \u00e0 la batterie, Darius aux claviers et Matthew au violoncelle- ont jou\u00e9 avec l&rsquo;Orchestre symphonique de Londres pour l&rsquo;anniversaire de leur p\u00e8re en d\u00e9cembre 2000.<\/p>\n<p>Dave Brubeck a \u00e9galement compos\u00e9, entre autres, de la musique pour des op\u00e9ras et du ballet.<\/p>\n<p><em>st\/AP<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/actualite\/dave-brubeck-nous-a-quitte-a-la-veillle-des-ses-92-ans\/attachment\/david_brubeck_2012\/\" rel=\"attachment wp-att-13012\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border: 0px none;\" title=\"David_Brubeck_2012\" src=\"http:\/\/www.tedpublications.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/David_Brubeck_2012.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"371\" \/><\/a><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><strong>Biographie:<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 Concord, sur la c\u00f4te californienne que David Warrren Brubeck voit le jour en 1920. Sa m\u00e8re, elle-m\u00eame m\u00e9lomane ayant fait ses classes de piniste \u00e0 Londres, l\u2019initie tr\u00e8s jeune \u00e0 son instrument f\u00e9tiche. Un apprentissage dur, car Brubeck Junior se montre r\u00e9tif au solf\u00e8ge, pour ne pas dire incapable de lire une partition. Un handicap rep\u00e9r\u00e9 par ses enseignants qui n\u2019en restent cependant pas admiratifs devant les capacit\u00e9s intuitives d\u2019improvisation du jeune prodige. \u00c0 force de travail et de t\u00e9nacit\u00e9, Dave Brubeck r\u00e9ussit cependant \u00e0 se mettre au diapason (dans tous les sens du terme) des exigences de la musique classique, m\u00eame si certaines de ses r\u00e9f\u00e9rences se situent clairement du c\u00f4t\u00e9 des clubs de jazz de Chicago et de la Nouvelle-Orl\u00e9ans.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ang\u00e9lique Desmond<\/strong><br \/>\nMobilis\u00e9 en 1942, Dave Brubeck se retrouve sous les ordres du G\u00e9n\u00e9ral Patton et sous la mitraille en pleine bataille des Ardennes. C\u2019est dans ces conditions qu\u2019il fait la connaissance de Paul Desmond, un brillant joueur de saxophone alto avec qui il monte une petite formation destin\u00e9e \u00e0 remonter le moral des troupes. \u00c0 la fin de la guerre, Brubeck et Desmond repartent chacun de leur c\u00f4t\u00e9, se promettant cependant de travailler ensemble \u00e0 nouveau dans les plus brefs d\u00e9lais. En attendant, c\u2019est au Mills College d\u2019Oakland (Californie) qu\u2019il retourne \u00e9tudier les harmoniques, sous l\u2019\u00e9gide du Fran\u00e7ais Darius Milhaud. D\u00e8s sa sortie de ces \u00e9tudes sup\u00e9rieures de musiques, Dave Brubeck signe un premier engagement dans un trio de jazzmen aux c\u00f4t\u00e9s de Ron Crotty et Cal Tjader. Si le trio enregistre quelques disques et se produit dans les clubs de la c\u00f4te Ouest, il devient occasionnellement quatuor lorsque Paul Desmond se joint aux trois larrons pour un enregistrement particulier ou pour un b\u0153uf. Bien que toujours disponible pour son ami Dave, celui-ci ne rejoint cependant pas d\u00e9finitivement le groupe, \u00e9voluant de son c\u00f4t\u00e9 dans sa propre formation.<\/p>\n<p><strong>Dave Brubeck Quartet<\/strong><br \/>\nUn accident de piscine manque d\u2019\u00eatre fatal au jeune homme et c\u2019est apr\u00e8s plusieurs mois d\u2019hospitalisation et de r\u00e9\u00e9ducation qu\u2019il fait son retour dans le milieu du jazz avec sa propre formation, The Dave Brubeck Quartet, toujours avec Paul Desmond, mais dont la formation \u00e9volue au fil des ann\u00e9es. Le bassiste Gene Wright et le batteur Joe Morello sont irr\u00e9m\u00e9diablement associ\u00e9s au quartet, mais ils n\u2019arrivent en r\u00e9alit\u00e9 que sur le tard ; Ron Crotty, Bob Bates, Lloyd Davis ou Norman Bates occupant successivement la place derri\u00e8re les contrebasses et les tambours jusqu\u2019en 1958, date \u00e0 laquelle le quartet conna\u00eet sa formation d\u00e9finitive. Faisant ses d\u00e9buts \u00e0 Los Angeles, au sein du prestigieux Black Hawk Nightclub (l\u2019un des \u00ab ballrooms \u00bb les plus c\u00e9l\u00e8bres de Californie), le quartet enregistre quelques disques, tous reconnus dans leur milieu.<\/p>\n<p><em>Jazz at Oberlin<\/em>, <em>Jazz to College<\/em> et <em>Jazz Goes to Junior College<\/em> valent une large reconnaissance aux quatre membres du groupe, et m\u00eame une couverture de <em>Time Magazine<\/em>, la premi\u00e8re pour une formation de jazz depuis celle de Louis Armstrong ! Un petit incident, repr\u00e9sentatif de ce qu\u2019\u00e9tait la mentalit\u00e9 des ann\u00e9es 1950 aux Etats-Unis vient \u00e9mailler la vie du groupe en 1954 : invit\u00e9 \u00e0 jouer en direct lors d\u2019une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision, le Dave Brubeck Quartet est contraint d\u2019annuler sa participation au dernier moment. En effet, Gene Wright est noir et les producteurs de l\u2019\u00e9mission ne lui proposent rien de moins que de jouer&#8230; hors-cam\u00e9ra, pour ne pas choquer le public. Opposition imm\u00e9diate de Dave Brubeck, qui refuse tout net de jouer si le bassiste n\u2019appara\u00eet pas \u00e0 l\u2019\u00e9cran. La cha\u00eene en prend acte&#8230; et annule la prestation pr\u00e9vue, ne voulant pas prendre le risque de montrer un Afro-am\u00e9ricain lors d\u2019un show t\u00e9l\u00e9vis\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le commencement des temps<\/strong><br \/>\nC\u2019est en 1959 que le quartet \u2013 sous sa forme d\u00e9finitive \u2013 sort l\u2019album <em>Time Out<\/em> qui r\u00e9volutionne la structure classique du jazz avec ses rythmiques bris\u00e9es et ses harmoniques anticonformistes. La gen\u00e8se de l\u2019album et de ses titres-phares comme <em>\u00ab Take Five \u00bb<\/em>, <em>\u00ab Blue Rondo \u00e0 la Turk \u00bb<\/em> ou <em>\u00ab Pick Up Sticks \u00bb<\/em> est due avant tout \u00e0 la lassitude de Dave Brubeck d\u2019entendre le public syst\u00e9matiquement applaudir au rythme des refrains, couvrant alors les musiciens. En cassant la structure de ses morceaux, Dave Brubeck, non seulement pratique un difficile exercice de style, mais en outre, s\u2019amuse \u00e0 donner quelques coups de coudes \u00e0 un public venant \u00e9couter une musique jusqu\u2019alors format\u00e9e, con\u00e7ue pour \u00eatre reprise en ch\u0153ur au d\u00e9triment du jeu des artistes.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat n\u2019est tout d\u2019abord pas probant, mais tr\u00e8s vite, les sp\u00e9cialistes du jazz reconnaissent le talent du compositeur et <em>Time Out<\/em> se classe dans les albums de jazz les plus \u00e9coul\u00e9s de tous les temps. <em>Time Further Out : Miro Reflections<\/em> (qui se veut une \u00ab adaptation sonore \u00bb de l\u2019univers visuel du peintre surr\u00e9aliste catalan), <em>Countdown : Time In Outer Space<\/em> ou la com\u00e9die musicale <em>The Real Ambassadors<\/em> (qui s\u2019offre rien moins que la pr\u00e9sence de Louis Armstrong ou Carmen McRae) viennent affirmer les aspirations de Dave Brubeck \u00e0 d\u00e9structurer la musique jazz et ses harmoniques convenues. Si l\u2019obsession du temps se fait sentir dans ses compositions (le terme \u00ab Time \u00bb et la symbolique temporelle sont des gimmicks r\u00e9currents des albums), l\u2019exploration de nouveaux styles d\u2019\u00e9criture est \u00e9galement omnipr\u00e9sente dans l\u2019\u0153uvre du quartet. Un premier <em>live<\/em>, <em>At Carnegie Hall<\/em> remporte un triomphe.<\/p>\n<p><strong>Time of Jazz Impressions<\/strong><br \/>\nApr\u00e8s la s\u00e9rie des \u00ab Time \u00bb, le Dave Brubeck Quartet se lance dans un autre cort\u00e8ge d\u2019albums th\u00e9matiques entre 1963 et 1967, celui des \u00ab Jazz Impressions&#8230; \u00bb. <em>Jazz Impressions of USA<\/em>, <em>Jazz Impressions of Japan<\/em>, <em>Jazz Impressions of Eurasia<\/em> ou <em>Jazz Impressions of New York<\/em> revisitent les cultures musicales locales \u00e0 l\u2019aune du big band et les r\u00e9sultats sur vinyle sont \u00e0 chaque fois pl\u00e9biscit\u00e9s par le public. C\u2019est finalement apr\u00e8s un \u00ab Time In \u00bb venant clore la s\u00e9rie entam\u00e9e pr\u00e8s d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es plus t\u00f4t que le quartet se s\u00e9pare, ne se reconstituant qu\u2019\u00e0 titre exceptionnel pour son vingt-cinqui\u00e8me anniversaire en 1976.<\/p>\n<p>Toujours fid\u00e8le \u00e0 son vieil ami Paul Desmond, Brubeck continue de travailler avec lui, mais aussi avec Gerry Mulligan, Jerry Bergonzi, Perry Robinson, mais aussi certains de ses propres enfants ayant suivi leur p\u00e8re dans sa carri\u00e8re musicale. (Sur six fils, quatre d\u2019entre eux sont ou deviendront eux-m\u00eames musiciens professionnels). Le d\u00e9c\u00e8s de Paul Desmond, en 1977 incite le pianiste \u00e0 mettre quelques temps sa carri\u00e8re en sourdine, bris\u00e9 par la mort de celui qui l\u2019accompagne sur sc\u00e8ne et studio depuis pr\u00e8s de trente-trois ans. Sa disparition pousse Dave Brubeck \u00e0 une crise d\u2019introspection que seule la compagnie musicale et la cr\u00e9ativit\u00e9 de Gerry Mulligan parvient \u00e0 dissiper. Tout en composant et en organisant de vastes concerts dans le monde entier (et plus particuli\u00e8rement en France, pays qu\u2019il a toujours dans un coin de son c\u0153ur depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale), le jazzman entame une qu\u00eate m\u00e9taphysique qui lui vaut de se convertir au catholicisme en 1980 et \u00e0 faire d\u2019importantes donations \u00e0 des \u0153uvres caritatives. La composition d\u2019une messe, <em>The Hope<\/em> est le vecteur d\u00e9clencheur de sa conversion. C\u2019est \u00e9galement sa premi\u00e8re (et derni\u00e8re) incursion dans le domaine religieux.<\/p>\n<p><strong>Quiet gentleman<\/strong><br \/>\nLes d\u00e9cennies suivantes voient Dave Brubeck toujours aussi actif, en d\u00e9pit de l\u2019\u00e2ge qui commence \u00e0 le rattraper. De vastes tourn\u00e9es sur les cinq continents aux c\u00f4t\u00e9s des orchestres philharmoniques et symphoniques les plus prestigieux permettent au compositeur de diversifier son public et ses r\u00e9f\u00e9rences, m\u00eame si le gros de son \u0153uvre est d\u00e9sormais derri\u00e8re lui. Cependant, chaque tourn\u00e9e l\u2019oblige ensuite \u00e0 prendre \u00e9norm\u00e9ment de repos, pour se ressourcer. Pendant pr\u00e8s de deux d\u00e9cennies, Dave Brubeck vit globalement sur ses acquis, tout en servant de conseiller technique pour de nombreux artistes, radios et maisons de disques.<\/p>\n<p>Donnant occasionnellement des cours dans quelques universit\u00e9s am\u00e9ricaines ou europ\u00e9ennes (parfois aux c\u00f4t\u00e9s de son fils Darius, lui aussi musicologue), Brubeck re\u00e7oit en 2004 un dipl\u00f4me <em>honoris causa<\/em> de l\u2019Universit\u00e9 de Fribourg et, en 2006, la m\u00e9daille d\u2018honneur de l\u2019Universit\u00e9 Notre Dame de l\u2019Indiana. Avec l\u2019\u00e2ge vient le temps des r\u00e9compenses \u00ab pour l\u2019ensemble de sa carri\u00e8re \u00bb dont certaines, telles les Life Achievement Awards valent presque tous les avis de d\u00e9c\u00e8s du monde&#8230; Mais, pas encore mort, Brubeck se lance, en 2005, dans la composition d\u2019un nouvel op\u00e9ra jazz, <em>Cannery Row Suite<\/em>, jou\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au festival de Monterrey.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019il ait fait ses adieux \u00e0 la sc\u00e8ne, le compositeur est encore invit\u00e9 dans quelques manifestations musicales publiques ou priv\u00e9es de temps \u00e0 autre, lorsque sa sant\u00e9 le lui permet. Ainsi, ayant jou\u00e9 en 2008 devant les huiles du d\u00e9partement d\u2019Etat Am\u00e9ricain, il re\u00e7oit des mains de Condoleezza Rice, le Benjamin Franklin Award for Public Diplomacy, pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre. Honor\u00e9 comme il sied \u00e0 un compositeur de sa trempe, Dave Brubeck jette un l\u00e9ger froid lors de la remise de cet ultime troph\u00e9e, en commentant de mani\u00e8re ironique cette cons\u00e9cration du fait de l\u2019approche imminente et probable de son d\u00e9c\u00e8s. Vieux gentleman souriant, c\u2019est sur cette pirouette rh\u00e9torique bien digne de la sombre ironie v\u00e9hicul\u00e9e par le jazz, restant fid\u00e8le en cela aux m\u00e2nes des interpr\u00e8tes de <em>\u00ab Dead Man Stomp \u00bb<\/em>, qu\u2019il annonce officiellement sa retraite bien m\u00e9rit\u00e9e. <em>Oh when the saints go marching in<\/em>&#8230;<\/p>\n<pre>Copyright 2008 Music Story Benjamin D'Alguerre<\/pre>\n<p>&nbsp;<!--:--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8211; HARTFORD, Connecticut (Sipa-AP) &#8212; Le compositeur et pianiste de jazz Dave Brubeck est mort mercredi matin d&rsquo;une crise cardiaque \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 91 ans, la veille de son 92e anniversaire, selon son manager Russel Gloyd. Il se rendait chez le cardiologue avec son fils mais a succomb\u00e9 en chemin. 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